Conservation-restauration
tableaux et icônes

Kiriaki Tsesmeloglou

Les causes de dégradations

Elles sont variées :

  • l’humidité, la sécheresse, l’oxygène provoquant l’oxydation, les pollutions de l’air, la chaleur, les variations de climat, l’excès de lumière (ultra-violets et infra-rouge), les chocs mécaniques,
  • les micro-organismes, les insectes,
  • l’homme : vandalisme, ignorance ou négligence, mauvaise manipulation, restaurations abusives…

> En savoir plus sur l’anoxie

Principe de révérsibilité

Le choix du traitement s’appuie sur une déontologie internationale qui exige de respecter les règles de la stabilité des matériaux employés, de la réversibilité des traitements, de la lisibilité des interventions de conservation-restauration et du respect de l’intégrité de l’œuvre. Les interventions et les matériaux ne doivent pas menacer l’avenir des œuvres. Ils devront être éliminés sans nuire à l’original ou empêcher le futur restaurateur d’intervenir.

Diagnostique et examens

La première intervention du conservateur-restaurateur consiste à dresser un constat d’état minutieux pour recenser l’ensemble des altérations et pour déterminer les interventions prioritaires à mener. Il est important d’identifier les caractéristiques de l’œuvre (style, auteur, datation, provenance, matériaux, etc.). Ainsi sont émises les hypothèses quant à l’utilisation des matériaux, leurs stratigraphies et les mesures de conservation.

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Diagnostique avant restauration d’une œuvre peinte

Il collabore ensuite avec les laboratoires scientifiques pour conforter ces hypothèses pouvant s’affiner par des recherches en bibliothèque. Ce constat d’état est alors complété par des examens et analyses physico-chimiques telles que la radiographie (elle révèle l’image de la structure interne de l’œuvre), les rayons infrarouges (ils décèlent les couches sous-jacentes), la fluorescence d’ultraviolets (elle détecte les repeints).

Puis les photographies sont prises et les micro-prélèvements sont réalisés afin de connaître les techniques et matériaux employés par l’artiste et les altérations de l’œuvre. La macro-photographie montre les détails de la peinture avec un fort grossissement ; la micro-photographie insiste sur les détails non visibles à l’œil nu.

> consulter la page "Diagnostiques" en images